Dossier Spécial: Les communications radio s'imposent enfin au coeur des ateliers industriels |
Parution: Mars 2009 |
Et pourtant, les choses ont profondément changé ces dernières années, au point que la radio est en train de devenir un moyen comme un autre pour transmettre de l'information, et pas simplement une technologie à utiliser "quand on ne peut pas faire autrement". Le déclic a été l'arrivée du téléphone GSM qui a permis à tout un chacun de communiquer sans fil. Ils ont très vite trouvé des applications industrielles, pour par exemple transmettre sous forme de SMS des alarmes ou des données de télégestion de sites isolés (stations météo, stations de pompage par exemple). Mais ce qui a permis de réellement généraliser les communications radio, c'est la dérégulation et la libération des fréquences ISM (Industrie, Médical et Scientifique). Dérégulation signifie qu'il y a moins de réglementation que par le passé et qu'un particulier peut utiliser comme bon lui semble les produits qu'il trouve dans le commerce (qui, eux, sont soumis à des réglementations). Plus besoin de demander d'autorisation administrative. Les puissances autorisées ont augmenté (jusqu'à 100 mW, 10 fois plus que par le passé) tandis que les plages de fréquences autorisées se sont étendues (la bande 2,4 GHz, surtout). De nombreux offreurs se sont engouffrés dans la brèche, soit avec des solutions propriétaires, soit avec des solutions standards tels que Wi-Fi (802.11 créé en 1997), Bluetooth et ZigBee (802.15, créé en 2002).
Comme presque toujours lorsqu'une nouvelle technologie apparaît, les industriels ne se sont pas précipités sur les produits de communication radio. A moins de ne pas pouvoir faire autrement. S'agissant de standards développés pour le grand pub public, les industriels ont été méfiants, un peu échaudés par leur propre expérience du GSM, avec les communications coupées intempestivement. En plus de ce manque de fiabilité supposé, beaucoup ont évoqué le problème de la sécurité des données transmises, avec les risques supposés (brouillage et piratage). Ces barrières ont pratiquement disparu aujourd'hui, pratiquement plus personne n'en parle. Avec une installation réalisée dans les règles de l'art, en tenant compte de l'environnement (et de son évolution prévisible), la fiabilité des communications ne pose pas de problème. Même chose pour la sécurité : de nombreuses techniques de cryptage ont été développées, éliminant les risques (lesquels avaient souvent été surévalués).
Aujourd'hui, les liaisons radio sont partout. On les trouve bien sûr où elles étaient depuis toujours, comme par exemple sur les terminaux de saisie. Mais elles ont élargi leur champ dans ce secteur puisqu'elles sont aujourd'hui présentes sur pratiquement toutes les TabletPC et on commence à les voir sur les appareils de mesure portables. Elles descendent pratiquement jusqu'au niveau des cap teurs, puisque l'on trouve aussi des modules radio associés à des capteurs, notamment chez Chauvin Arnoux, Jumo et tout dernièrement National Instruments.
Un grand nombre d'acteurs d'informatique industrielle et d'automatismes ont également développé une offre radio . Destinés à des applications industrielles, ces produits doivent souvent respecter des critères de robustesse, d'étanchéité, de tenue aux vibrations, de tension d'alimentation (par exemple le 24 V, très répandu en automatismes). Mais pas seulement. Il faut voir que les liaisons radio ne sont parfois qu'un maillon dans la chaîne de transmission des données, qui comprend aussi des tronçons câblés supportant divers standards de communication (Modbus, Profibus, Ethernet, etc.). Les modules radio doivent donc respecter les trames et protocoles des messages à transmettre, ce qui suppose des filtres et du traitement du signal.
Les acteurs de l'informatique industrielle proposent une offre radio, soit sous forme de modules indépendants (Acksys, Advantech, GMI Databox, Moxa, Prosoft Technology, etc.), soit intégrés sur des TabletPC. C'est le cas aussi des fournisseurs d'entrées/sorties pour applications d'automatismes manufacturiers (Beckhoff, Opto22, Phoenix Contact, Turck Banner, Wago, etc.) et bien sûr des constructeurs de systèmes complets (ABB, Emerson, Honeywell, Invensys, Rockwell Automation, Schneider Electric, Siemens, etc.). Les étiquettes RFID pour applications de process ont pour leur part beaucoup évolué, notamment en capacité mémoire et réduction de taille : parmi les acteurs, on peut citer le français Balogh, qui a été un précurseur, Balluff, Contrinex, Identec (qui a absorbé l'activité de Baumer dans ce domaine), IFM Electronic, Leuze, Rockwell, Schneider Electric, Sick et Siemens.
Ces derniers mois, l'actualité du "sans fil industriel" s'est focalisée autour de la standardisation des capteurs pour applications de process (mesures de température, pression, débit, etc.). L'objectif est de pouvoir réaliser des applications mixant des capteurs de constructeurs différents. La norme Wireless Hart, sous l'impulsion d'Emerson Process Management, a pris les devants. ABB, Endress + Hauser et Siemens soutiennent ce standard. Mais une autre norme, en voie d'achèvement (connue sous le nom de SP100 de l'Isa), devrait aussi jouer les premiers rôles. Celle-ci devrait être déclinée en plusieurs versions, en fonction des applications (monitoring, contrôle de process, sécurité). Plusieurs fabricants (notamment Honeywell) ont annoncé leur intention de s'y rallier. La bataille s'annonce rude, avec beaucoup d'acteurs (en plus des noms cités, Baumer, GE Sensing, Invensys, Krohne, Vega, qui a une offre radio propriétaire, Yokogawa, auront aussi un rôle à jouer). On est parti pour revivre l'histoire des bus de terrain, avec deux clans qui s'affrontent. Peut-être arriverat-on au même résultat, avec des fournisseurs qui proposent les deux solutions. A moins qu'un camp n'écrase l'autre ou que soit signée une paix des braves...
Ethernet sans fil WLI 5125 Pour une utilisation en environnement difficile : boîtier métal, étanchéité IP66, deux cartes radio indépendantes avec sécurisation des données. Ce module peut fonctionner en mode mesh (réseau maillé).
Sur l'interface Ethernet sans fil WLI 5125 de Atim, tout a été pensé pour une utilisation en environnement difficile : boîtier métal,...
06 Mars 2009
OnCell G3110/3150 Les seuls modems industriels capables de s'adapter à ce point aux conditions locales. Ils sélectionnent en effet automatiquement la bande de fréquence offrant le meilleur résultat pour la communication (850, 900, 1800 ou 1900 MHz, standards GSM, GPRE
Les OnCell G3110/3150 de Moxa sont sans doute les seuls modems industriels capables de s'adapter à ce point aux conditions locales....
29 Mars 2009
Modem ARF53 auto-alimenté par une banale prise USB
Les communications radio consomment de moins en moins : le modem ARF53 du Français Adeunis RF est auto-alimenté par une banale prise...
30 Mars 2009
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IP System vient d'intégrer la société NexCom dans son offre, qui propose notamment cette tablette PC équipée de modules de communication...
02 Mars 2009
Panel PC Il offre une communication Ethernet radio (WiFi). Il peut par exemple être embarqué sur des chariots élévateurs ou des camions, et plus généralement partout où il y a un point d'accès Wi-Fi.
Ce Panel PC de IPO Technologies offre une communication Ethernet radio (WiFi). Il peut par exemple être embarqué sur des chariots...
05 Mars 2009





