Résine pour l’impression 3D de pièces d'usure à durée de vie très élevée

La résine Iglidur i3000 de Igus permet la fabrication additive de toute petites pièces très précises avec une durée de vie 30 à 60 fois plus longue que celle obtenue avec des résines d'impression courantes.

  • par Igus
  • 10 décembre 2022
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    Résine pour l’impression 3D de pièces d'usure à durée de vie très élevée

Igus présente Iglidur i3000, la première résine au monde dédiée à l'impression de pièces d'usure en procédé DLP (Digital Light Processing). Cette résine permet la fabrication additive de toute petites pièces très précises avec une durée de vie 30 à 60 fois plus longue que celle obtenue avec des résines d'impression courantes. En parallèle, Igus ajoute des imprimantes DLP d'une résolution de 0,035 millimètres à son service d’impression 3D.

Les imprimantes 3D faisant appel au procédé DLP sont idéales pour l'impression de pièces ultra précises. Ce procédé est, parmi les différentes technologies d'impression 3D, un de ceux offrant une très haute résolution. Celle-ci peut atteindre 0,035 millimètres, soit à peu près la moitié d'un cheveu. Pour parvenir à une telle précision, une résine photosensible liquide est polymérisée, couche par couche, par une source de lumière projetée. Après le durcissement, la plateforme baisse d'une épaisseur de couche afin de polymériser la couche suivante. Sont ainsi fabriquées, couche après couche, de toute petites pièces, par exemple des roues dentées dont les pointes n'ont que 0,2 millimètres d'épaisseur et qui ont une finition extrêmement lisse sans post-traitement. La résine d'impression Iglidur i3000-PR permet aux utilisateurs de ce procédé de bénéficier de la tribo-technologie Igus et d'augmenter nettement la durée de vie de leur application en mouvement.

 

Une durée de vie pouvant être multipliée par 60

 

Si l'impression 3D DLP offre une grande précision, elle avait jusqu'à présent un inconvénient. « Il arrive souvent que les minuscules pièces imprimées à partir de résines courantes, des roues dentées pour les modèles réduits par exemple, ne soient pas particulièrement robustes et cassent vite », souligne Christophe Garnier, responsable de la division Iglidur chez Igus France. C'est ce qui a motivé Igus à mettre au point le matériau Iglidur i3000 pour l'impression 3D DLP, un matériau optimisé en termes tribologiques et donc nettement plus résistant à l'usure. « Nous avons pu démontrer par des tests en laboratoire que la durée de vie de l’Iglidur i3000 est au moins 30 fois supérieure à celle de 10 résines courantes testées en même temps. Pour certaines applications, nous pensons même obtenir une multiplication par 60. » Comme tous les polymères Igus, cette résine n'a pas besoin de graissage. En effet, des lubrifiants solides microscopiques sont intégrés au matériau et sont libérés automatiquement pendant le mouvement.

 

Fabrication rapide de toute petites pièces spéciales

 

Les clients peuvent commander la résine d'impression mais aussi des pièces directement imprimées par Igus à partir de cette résine. Igus a en effet élargi son service d'impression 3D au procédé DLP. Il vient s'ajouter au frittage sélectif par laser (FSL) et au dépôt de fil fondu (FDM). Les imprimantes DLP permettent un rendu extrêmement fin de détails, qui va jusqu'à la réalisation de canaux internes. « Nous lançons actuellement la phase de bêta-tests avec de premiers clients. Dans le même temps, nous nous employons à ce que l'impression 3D DLP fasse aussi son entrée dans l'outil en ligne à l'aide duquel les clients peuvent charger des fichiers Step de leurs pièces ou configurer des roues dentées en quelques clics », déclare Christophe Garnier avant d'ajouter : « grâce à la combinaison entre impression 3D et configuration en ligne, il n'est plus nécessaire d'attendre des semaines pour obtenir des pièces spéciales résistantes à l'usure. En 2021, Igus a imprimé plus de 200 000 pièces résistantes à l'usure à Cologne, en des quantités comprises entre l'unité et 10 000. Dans la période de goulets d'étranglement et d'interruptions de la chaîne logistique que nous connaissons, l'impression 3D fait figure de véritable alternative. »

Journaliste business, technologies de l'information, usine 4.0, véhicules autonomes, santé connectée

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