Edalis renforce son offre industrielle grâce à l’impression 3D - un entretien avec Nicolas Blanchard, DG Edalis

Fabrication additive FDM et DLP au service de pièces techniques et d’outillages sur mesure

  • par Edalis
  • 24 février 2026
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  • Nicolas Blanchard - DG Edalis
    Nicolas Blanchard - DG Edalis
  • Pièces Edalis
    Pièces Edalis

Introduction:

Acteur reconnu de l’approvisionnement industriel en France, Edalis élargit son offre en intégrant la fabrication additive à ses capacités historiques d’usinage. L’entreprise combine désormais fraisage, tournage et impression 3D industrielle afin de produire des gabarits, montages, outillages et pièces fonctionnelles destinés à des secteurs aux exigences élevées, notamment l’aéronautique, la défense et les transports.
L’intégration de l’impression 3D chez Edalis débute en 2014 avec l'introduction d'une imprimante 3D industrielle Stratasys FDM, utilisée comme alternative aux procédés traditionnels pour certaines applications techniques. Cette technologie permet de nouvelles libertés de conception tout en s’intégrant facilement aux flux de production existants. Progressivement, la fabrication additive devient un outil de production à part entière, utilisé quotidiennement pour fournir des composants fonctionnels, prêts à l’assemblage et à l’exploitation.

Afin de répondre à des cahiers des charges plus contraignants en matière de précision, de répétabilité et d’état de surface, Edalis investit ensuite dans une imprimante 3D DLP Stratasys Origin Two. Cette solution permet la fabrication de petites séries et de pièces finales avec des tolérances serrées, proches de celles du moulage par injection, tout en offrant une large compatibilité matériaux, y compris des résines techniques aux propriétés mécaniques et thermiques avancées.

Parmi les applications concrètes, Edalis a développé pour Saunier Duval, filiale du groupe Vaillant, un outillage sur mesure destiné à la maintenance de chaudières. Grâce à l’impression 3D et à l’optimisation de la structure interne, le poids de l’outil a été réduit de moitié, améliorant significativement l’ergonomie pour les opérateurs tout en conservant une robustesse élevée grâce à l’utilisation de matériaux techniques comme le Nylon 12.

La fabrication additive permet également à Edalis de produire des structures composites creuses complexes, en combinant impression 3D de noyaux solubles et fibre de carbone. Cette approche ouvre la voie à des pièces ultra-légères, aux performances mécaniques élevées, adaptées aux applications automobiles et aéronautiques.
Aujourd’hui, Edalis s’appuie sur un parc étendu de machines industrielles fonctionnant en continu, confirmant la maturité et la fiabilité de la fabrication additive comme outil de production industrielle à part entière. 

Questions & Réponses - entretien réalisé par Orhan Erenberk

Processus d’intégration :

Orhan Erenberk: Comment Edalis a-t-il réussi à intégrer progressivement l’impression 3D dans sa production quotidienne, en partant d’un modèle traditionnel d’usinage ? Quels ont été les principaux défis rencontrés et comment les avez-vous surmontés ?

Nicolas Blanchard: L’intégration s’est fait de manière empirique. Nous avons sélectionné des fichiers à produire, puis on a produit pour voir ce dont la machine était capable en précision, résistance… Si une pièce était mauvaise, on analysait les causes puis on recommençait jusqu’à maîtriser totalement la fabrication.
Le principal défi était l’acceptation de la technologie par les fervents défenseurs de l’usinage. Il a fallu démontrer les avantages de la fabrication additive. 2 points ont permis de démontrer la valeur de la fabrication additive : la liberté de conception et les gains de masse possible face à un équivalent usiné.

Cas concrets

Orhan Erenberk: Pourriez-vous partager un exemple précis où l’impression 3D a permis de résoudre un problème spécifique pour un client, notamment dans les secteurs de l’aéronautique ou de la défense ?

Nicolas Blanchard:  Un exemple précis où l’impression 3D a permis de résoudre un problème spécifique est dans l’aéronautique. Nous avons été en mesure d’alléger un outillage de 12kg à l’origine à 4kg. Pour cela, nous avons fait une étude d’amélioration ergonomique puis fabriqué des éléments en fabrication additive ULTEM 9085 assemblés avec des tubes carbone.

Perspectives d’avenir

Orhan Erenberk: Quelles sont, selon Stratasys, les prochaines étapes ou innovations dans le domaine de la fabrication additive qui pourraient révolutionner davantage l’industrie ?

Nicolas Blanchard:: La principale révolution que nous recherchons par Stratasys est une solution pour recycler et rembobiner la matière. Cela permettrait de réduire les déchets plastiques et de réfléchir en économie circulaire.

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