Rencontre avec Frédérick Drappier

Directeur Général National Instruments France

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    Rencontre avec Frédérick Drappier

Depuis près de 40 ans, National Instruments travaille avec les ingénieurs et scientifiques pour les aider à trouver des solutions aux défis les plus complexes. Cette collaboration a permis aux clients de NI de mettre des milliers de produits et solutions sur le marché, et d'utiliser l'ingénierie pour améliorer la qualité de vie de chacun. Aujourd'hui, Frédérick Drappier, Directeur Général de National Instruments France, a bien voulu répondre à nos questions.

 

National Instruments est bien connu pour ses outils d'instrumentation virtuelle mais ses domaines d'activité sont beaucoup plus étendus. Pouvez-vous nous les résumer brièvement ?
Frédérick Drappier : Issu du monde du Test et de la Mesure, National Instruments a en effet élargi ses activités notamment vers le monde de l'embarqué qui présente à la fois des besoins de validation, de conception et de déploiement. Nous proposons différentes possibilités en nous appuyant sur notre environnement de programmation logiciel LabVIEW. L'offre est effectivement désormais très large. Elle s'appuie sur des équipements matériels pour l'acquisition de données, le test automatique, le contrôle embarqué, les bus de communication, le contrôle d'instruments, et les plates-formes matérielles. Rappelons que National Instruments est l'inventeur et le fournisseur principal des produits PXI, un standard incontournable pour l'instrumentation modulaire.
NI propose des logiciels d'application et des environnements de programmation dont, bien sûr, LabVIEW qui intègre tous les outils dont les ingénieurs et les scientifiques ont besoin pour développer rapidement une grande variété d'applications. Autre activité auquelle nous tenons beaucoup, celle du matériel pour l'enseignement que nous considérons comme stratégique. NI souhaite donner envie aux jeunes de s'orienter vers les carrières scientifiques, et le fait de proposer des outils issus du monde industriel génère un grand intérêt auprès des étudiants qui ont directement accès à des technologies développées chez leurs futurs employeurs. L'exemple type est le matériel embarqué NI myRIO spécifiquement destiné aux étudiants afin de les aider à concevoir des systèmes réels et complexes d'ingénierie, plus rapidement et à moindre coût.

L'année prochaine National Instruments aura 40 ans. A qui appartient aujourd'hui National Instruments et que représente la société en termes de chiffre d'affaires, d'employés, de filiales ?
Frédérick Drappier : National Instruments est une société côtée en bourse aux Etats-Unis. Mais le Dr James Truchard et Jeff Kodosky, qui ont fondé NI en 1976, sont toujours fortement impliqués dans l'entreprise, ce qui est très important car ils sont garants de la continuité de la politique de NI, notamment en ce qui concerne la R&D. Nous avons toujours été en croissance, sauf lors de l'éclatement de la bulle Internet en 2000 et lors de la crise de 2009 mais, même pendant ces deux périodes sensibles, nous avons continué à investir et conservé notre personnel. Aujourd'hui, la société compte plus de 7100 employés travaillant dans plus de 50 sites dans le monde entier, et a réalisé un chiffre d'affaires de 1 244 millions de dollars en 2014.

NI est une des rares sociétés à organiser son propre salon NIDays qui a totalisé cette année plus de 1 230 visiteurs au CNIT de Paris La Défense. Comment expliquez-vous ce record d'affluence ?
Frédérick Drappier : NIDays n'est pas seulement un salon mais l'occasion pour nous de présenter des idées et des solutions, comme notamment de nombreuses conférences techniques, des travaux pratiques pour essayer et manipuler les produits, une exposition avec une soixantaine de stands, et des keynotes avec l'intervention d'utilisateurs de produits NI. Nous avons une réelle volonté d'évoquer les tendances majeures, comme cette année les objets connectés. Par ailleurs, à côté de National Instruments, il y a aussi des sociétés exposant des offres complémentaires à la nôtre. NIDays est une exposition très généraliste où nous essayons de toucher la majorité de nos clients aussi bien dans le Test et la Mesure que dans l'Embarqué.

Votre croissance fait que vos domaines d'activité s'élargissent de plus en plus, soit par un développement interne, soit par l'acquisition de nouvelles sociétés comme récemment BEEcube dans le secteur des technologies 5G sans fil. Quel est le fil conducteur de cette expansion ?
Frédérick Drappier : L'Embarqué reste pour nous un secteur prioritaire car nos produits sont bien adaptés à ces applications et le marché a un très fort potentiel. Maintenant, dans le monde du Test et de la Mesure, nous avons effectivement procédé depuis quelques années au rachat de sociétés ayant de très fortes compétences en radiofréquences et 5G afin de figurer parmi les leaders du test sur ce marché.

Quelle est la part de chiffre d'affaires consacrée à la Recherche et Développement et où les différents centres sont-ils basés?
Frédérick Drappier : Chaque année, nos investissements en Recherche et Développement représentent entre 16 à 18 % de notre chiffre d'affaires mondial. Historiquement, notre principal centre de R&D est situé à Austin au Texas, mais nous avons aussi bien sûr d'autres sites à travers le monde souvent liés à nos sites de production, par exemple en Allemagne, en Hongrie, en Califormie, en Inde, en Chine...

Dans un environnement industriel qui n'est pas toujours facile, comment envisagez-vous le développement de National Instruments en France ?
Frédérick Drappier : National Instruments est présent en France depuis plus de 25 ans : la filiale a en effet été créée en 1988. Depuis le début de l'année, nous sommes passés sous une structure de SAS, ce qui fait de nous une société française implantée en France. Parallèlement, nous sommes reconnus comme une entreprise dans laquelle il fait bon travailler, ce qui va souvent de paire avec une entreprise en croissance. Pour compléter ces points positifs, nous sommes actuellement présents sur des marchés très forts, notamment l'aéronautique et le spatial, où après d'importants échanges commerciaux, l'objectif est désormais d'optimiser les outils de production, ce qui devrait nous permettre de renforcer notre collaboration.

Alain DieulLa mission de PEI est de fournir à ses lecteurs des informations sur les nouveaux produits et services liés au secteur de l'industrie et qui sont disponibles sur le marché français. 

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