La maîtrise de l’humidité constitue un paramètre important dans la production, le transport et l’utilisation des gaz industriels. Une teneur excessive peut affecter les performances des piles à combustible, diminuer le rendement de certains procédés ou réduire la durée de vie des équipements. Dans les installations utilisant de l’hydrogène, du biométhane ou d’autres gaz inflammables, la mesure doit en outre pouvoir être effectuée dans des zones présentant un risque d’explosion.
Avec le DMP370, Vaisala transpose sa technologie de mesure du point de rosée DRYCAP à ces environnements. L’instrument associe une sonde DMP37X au transmetteur HMT370EX dans une solution à sécurité intrinsèque.
Mesurer sans interrompre la surveillance
Certaines technologies utilisées en zone dangereuse nécessitent des protections supplémentaires ou interrompent périodiquement la mesure lors de cycles de régénération ou de chauffage. Ces interruptions peuvent créer des lacunes dans le suivi de la qualité du gaz.
Le DMP370 associe au contraire la sécurité intrinsèque à une mesure continue. La technologie DRYCAP est complétée par un système de compensation de la dérive destiné à maintenir la stabilité de la mesure dans le temps.
La sécurité intrinsèque repose sur la limitation de l’énergie électrique susceptible d’être présente dans l'appareil afin qu'il ne puisse pas devenir une source d’inflammation dans une atmosphère explosive.
De –70 à +10 °C de point de rosée
Le DMP370 couvre une plage de mesure de –70 à +10 °C Td/f, avec une exactitude typique annoncée de ±2 °C Td/f. Il peut fonctionner à des températures comprises entre –40 et +60 °C et à une pression absolue allant jusqu’à 40 bar.
L'instrument est certifié en sécurité intrinsèque Ex i jusqu'aux zones 0/20 selon ATEX et IECEx. Il dispose également d'une homologation FM pour une utilisation dans différentes classes d'environnements dangereux aux États-Unis et au Canada. Chaque appareil est fourni avec un certificat d'étalonnage traçable.
Surveiller l’humidité dans l’hydrogène
Dans la filière hydrogène, l’instrument peut intervenir à différentes étapes : production, stockage, surveillance des piles à combustible ou contrôle du gaz issu des électrolyseurs.
La mesure du point de rosée fournit alors une indication sur l’humidité présente dans le gaz et contribue au contrôle de sa qualité au cours du procédé. L’enjeu devient particulièrement important lorsque les installations passent de projets pilotes à des capacités industrielles plus importantes et nécessitent une surveillance continue.
Biométhane, e-fuels et batteries
Les applications ne se limitent pas à l’hydrogène. Pour le biométhane, le DMP370 peut notamment être utilisé lors de la valorisation du biogaz, de l’injection dans les réseaux ou de la surveillance des infrastructures gazières et des gazoducs.
Vaisala cite également les carburants synthétiques, dont l’eSAF, la production de méthanol, les procédés chimiques et pharmaceutiques, la fabrication électronique ainsi que le pétrole et le gaz.
La fabrication des batteries constitue une autre application, notamment dans les procédés à sec où des poussières de carbone inflammables peuvent être présentes. Enfin, l’instrument peut surveiller l’humidité de l’air comprimé et de l’azote utilisés pour l’inertage ou comme gaz de purge dans les zones dangereuses.
Les premières livraisons du DMP370 sont prévues au premier trimestre 2027.




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