Rencontre avec Benjamin Adam, gérant de Sensopart France

Sensopart, fabrique des capteurs optiques et des capteurs de vision industrielle. Benjamin Adam, gérant de la filiale française, nous présente les activités et l’organisation de cette société

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    Rencontre avec Benjamin Adam, gérant de Sensopart France

Quels sont les domaines d’activité de Sensopart et quels sont les principaux domaines d’applications que vous couvrez ?

Benjamin Adam : Nous fabriquons des capteurs optiques et des capteurs de vision industrielle. Nos solutions de vision industrielle sont dédiées au contrôle qualité, à l’identification, à l’automatisation des lignes de production. Nous avons une forte notoriété en capteurs optiques laser, de mesure de distance ou encore de couleur. Les secteurs principaux que nous couvrons sont l’automobile, la plasturgie, l’agro-alimentaire, la cosmétique, l’industrie pharmaceutique. Mais tous les secteurs industriels où il est nécessaire de disposer d’équipements optiques pour la robotisation, l’automatisation et le contrôle qualité des lignes de production peuvent être concernés.

 

Comment la société est-elle organisée et quel est son rayonnement international ?

Benjamin Adam : Sensopart est un groupe familial allemand créé en 1994 avec deux usines dans la région de Fribourg, à 50 km à l’est de Colmar, où se trouve également son siège. Nous sommes organisés afin d’apporter une expertise ainsi que la meilleure visibilité possible sur nos gammes de produits. Pour ce faire, nous avons des filiales en France depuis 1999, en Grande-Bretagne depuis 1998, également en Chine, aux Etats-Unis, et en Inde, et des distributeurs techniques exclusifs dans d’autres pays. En France il est possible de travailler en direct ou par un réseau de distributeurs spécialisés, répartis sur tout le territoire. 

 

Comment la société se démarque-t-elle de la concurrence ?

Benjamin Adam : Depuis notre création, nous avons toujours développé des produits dans un souci d’innovation technologique et de performance, tout en étant simples d’utilisation. En optique, nous pouvons citer par exemple le FT 10 RLA qui est le plus petit capteur laser de mesure de distance. En vision aussi nous avons été précurseurs il y a 15 ans avec les premiers capteurs de vision. L’idée de départ était de proposer des solutions accessibles techniquement et financièrement, avec un service de qualité comprenant l’étude de faisabilité, le prêt de matériel et un support technique gratuit. Cette formule a beaucoup séduit nos clients et il ne nous restait plus qu’à développer d’autres produits pour enrichir notre gamme. Aujourd’hui ce sont plus de 200 références de caméras. Face à nous, nous avons des confrères diversifiés dans plusieurs domaines : optique, vision, sécurité machines, inductif, capacitif, instrumentation, alors que pour notre part, nous nous concentrons uniquement sur l’optique et la vision. Notre gamme de caméras de vision s’étend de 0,5 Mpixels à 5 Mpixels avec toujours le même logiciel, le même câblage, la même communication avec l’automate.

 

Quels sont vos produits phares actuellement ?

Benjamin Adam : Nous avons développé une nouvelle gamme : le Visor Robotic. Ce sont des caméras que l’on connecte à un robot. Cela consiste à donner des yeux à un robot. Ce produit s’adresse aux intégrateurs comme aux fabricants de robots qui proposeront ainsi des solutions adaptées aux besoins des usines. Par exemple, pour les applications avec des robots mobiles (AGV), le Visor va permettre au robot d’identifier la machine et de se localiser en 3D par rapport à la zone de travail.  Ainsi le robot vient devant la machine et sait par exemple où se trouve le mandrin pour assembler les pièces. Certaines marques de robots, tel Staubli, ont déjà standardisé notre solution avec leurs robots. Sur les lignes de production, les robots viennent de plus en plus souvent aider les opérateurs sur des taches bien définies. Pour pouvoir travailler de manière répétable même sur des objets de formes différentes, le robot a besoin de coordonnées fiables quelle que soit sa position et dans un langage commun. Le plan image de la vision et celui du robot ne sont jamais les mêmes. Le Visor Robotic lui, s’adapte parfaitement et envoie des coordonnées au robot, directement dans son plan. C’est le Visor qui travaille dans le repère du robot, grâce à une calibration par point ou sous forme d’apprentissage d’une plaque de calibration. Les fonctions comme la correction de l’offset sur le Z, la modification rapide du point de prise ainsi que le contrôle de l’espace libre autour de l’objet à saisir restent simples et intuitives.

Journaliste business, technologies de l'information, usine 4.0, véhicules autonomes, santé connectée

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