L’extension rapide des infrastructures dédiées au cloud et à l’intelligence artificielle modifie les besoins de protection des data centers. Certains campus peuvent désormais couvrir 50 acres, soit plus de 20 hectares, avec des périmètres comprenant voies de service, postes électriques, groupes électrogènes et zones techniques. Dans ces environnements étendus et parfois mal éclairés, multiplier les caméras ne suffit pas nécessairement à améliorer la connaissance de la situation par les opérateurs.
Teledyne FLIR propose une approche combinant détection radar, imagerie thermique et caméras visibles. L’objectif est de détecter un mouvement suffisamment tôt, d’en déterminer la trajectoire, puis de fournir aux équipes de sécurité les informations nécessaires pour qualifier rapidement l’événement.
Le radar pour détecter et localiser les mouvements
Les radars terrestres FLIR R-190 et R-290 sont conçus pour surveiller de longues portions dégagées du périmètre, de jour comme de nuit et dans des conditions météorologiques variables. Ils fournissent la position d’une cible ainsi que sa direction et sa vitesse de déplacement.
Cette information permet notamment de distinguer une personne longeant une clôture d’une cible se dirigeant vers un poste électrique ou une autre infrastructure critique. Via la plateforme FLIR Nexus, le radar peut également orienter automatiquement une caméra PTZ vers la cible détectée, évitant à l’opérateur de rechercher manuellement l’événement parmi plusieurs flux vidéo.
Associer thermique et vidéo visible
La détection radar ne permet toutefois pas, à elle seule, d’identifier la nature de la cible. L’imagerie thermique complète donc le dispositif lorsque les conditions d’éclairage ou la météo limitent les performances des caméras visibles.
Les caméras multispectrales fixes de la série FLIR FH combinent ainsi imagerie thermique et visible depuis un même emplacement. Les caméras PTZ multispectrales FLIR PT AI SR peuvent, quant à elles, suivre une cible détectée par radar, maintenir son suivi thermique puis fournir une image visible lorsqu’une identification plus détaillée est nécessaire.
Réduire le nombre d’alarmes parasites
Sur un grand campus, la faune, la végétation, la circulation voisine ou les déplacements du personnel autorisé peuvent générer de nombreuses alertes. L’analyse réalisée en périphérie permet de classifier certains mouvements de personnes et de véhicules avant leur transmission au centre des opérations de sécurité.
L’alerte peut ainsi parvenir à l’opérateur accompagnée du type de cible, de sa position, de sa direction de déplacement et des images associées. Le traitement effectué au niveau du capteur vise également à limiter les volumes de données brutes envoyés vers les serveurs centraux et, par conséquent, la charge réseau et les besoins de calcul liés à l’extension du site.
Adapter la protection à chaque zone du site
La configuration doit enfin tenir compte du terrain, de la végétation, des voies de circulation, de la géométrie des clôtures et de l’emplacement des équipements critiques. Une zone ouverte pourra par exemple privilégier le radar, tandis qu’une entrée ou un angle mort nécessitera davantage de moyens thermiques et visibles.
Le logiciel FLIR Raven permet de modéliser ces paramètres en amont afin de visualiser les zones de recouvrement, d’identifier les éventuelles lacunes de surveillance et de déterminer l’emplacement adapté à chaque technologie. Cette approche vise à construire une protection périmétrique multicouche dans laquelle le radar assure la détection et le suivi, le thermique la confirmation dans des conditions difficiles et l’image visible l’identification nécessaire à la décision de l’opérateur.






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